Lorsque Stöckli a pris la parole dans la « House of Switzerland » à Cortina, la délégation helvétique comptait sept médailles. Deux heures plus tard, ce total s’élevait déjà à neuf. La Suisse se trouve ainsi en bonne voie d’égaler le résultat des Jeux de Pékin 2022 (15 médailles).
Parmi les points forts, Stöckli souligne la moisson des skieurs alpins masculins, auteurs du plus grand nombre de podiums jusqu’ici, ainsi que l’exploit de Mathilde Gremaud. La Fribourgeoise a décroché l’or en slopestyle, la quatrième médaille olympique de sa carrière. « À chaque apparition sur la scène olympique, elle a terminé sur le podium. C’est remarquable ! », s’enthousiasme Stöckli.
Deschwanden crée la surprise
Si la plupart des médailles ont été remportées dans les disciplines attendues, la plus grande surprise est venue du saut à ski, avec la médaille de bronze de Gregor Deschwanden. Stöckli rappelle par ailleurs que les quatrièmes places ne sont pas vécues de la même manière selon les athlètes : « Pour Nadja Kälin en ski de fond ou la snowboardeuse Noémie Wiedmer, c’était une satisfaction. Pour Andri Ragettli ou Marco Odermatt, une déception. »
Félicitation aux organisateurs italien
Ralph Stöckli a également tenu à féliciter les organisateurs italiens. Les cérémonies d’ouverture ont séduit, et la logistique de compétition est jugée exemplaire. Le concept décentralisé, réparti sur six sites, avait suscité des interrogations avant les Jeux. « Le bilan intermédiaire est étonnamment positif », constate Stöckli.
Les infrastructures locales convainquent par leur qualité. « Les sites éprouvés disposent de compétences élevées, et cela se ressent. C’est exactement ce que recherchent les athlètes : une compétition parfaitement organisée. » Si cette dispersion réduit quelque peu le sentiment d’unité que l’on associe traditionnellement aux Jeux, c’est un compromis accepté. « Les sportifs le savent. »
Maintenir l’esprit d’équipe avec des sites éloignés les uns des autres représente néanmoins un défi. « Mais depuis sept jours, je vis chaque jour des moments qui me donnent la chair de poule », confie Stöckli.
(sda/soa)