« Un départ chargé d’émotions »

Saisie : 29.07.2009

Nommé chef de projet, Corsin Caluori a assumé pour la première fois, en cette année 2009, la responsabilité générale du Gigathlon. Mais il y avait déjà été responsable du domaine « Parcours » en 2007 et, plus tôt encore, il avait aussi assuré la bonne marche de l’organisation dans diverses autres fonctions. Agé de 32 ans, issu du haut-pays zurichois, ancien champion de course d’orientation, Corsin est ingénieur sur machines et il collabore à Swiss Olympic depuis 2005.

CORSIN CALUORI

Le Gigathlon 2009 a vécu ! Sans problèmes importants ! Est-ce un soulagement pour vous ?

Et comment ! La sécurité est un de mes soucis majeurs. Lors de chaque organisation, c’est un énorme soulagement de savoir que tout s’est bien passé pour les sportifs et les sportives engagés. Nous avons beaucoup travaillé pour que ce soit le cas, par le biais de divers concepts de sécurité notamment, et en prévoyant des itinéraires de remplacement. Nous nous sommes aussi renseignés sur les mesures à prendre en cas de symptômes de grippe porcine (A/H1N1) et avons toujours eu la situation sous contrôle à ce sujet. Mais, quand on élabore des plans de ce type, le mieux est qu’ils ne servent pas !…

Quel bilan tirez-vous de ce premier Gigathlon organisé sous votre conduite ?

Le Gigathlon 2009 a connu un plein succès ! En tant que nouveau Chef de projet, j’ai été en mesure de satisfaire positivement, avec l’aide d’une équipe nouvellement constituée elle aussi, aux énormes attentes qui sont placées en nous. L’édition du Gigathlon qui vient de se terminer ne craint pas la comparaison avec les précédentes. Je pense même que nous sommes parvenu à lui faire gravir un nouvel échelon.

Quels enseignements concrets êtes-vous en mesure d’en tirer pour les prochaines éditions ?

Notamment qu’il vaut la peine de prévoir les mesures à prendre face aux situations qui peuvent se présenter, de quelle nature qu’elles soient.

Avant le début du Gigathlon, vous disiez ne pas savoir encore quel serait le défi le plus important que vous auriez à relever. Pouvez-vous en dire plus à ce sujet à l’heure qu’il est ?

Heureusement, ce que nous craignions le plus, l’orage, est pratiquement passé inaperçu. Au terme de la semaine qui précédait le départ, nous étions surtout préoccupés par ce que seraient les conditions atmosphériques. Or, sur ce point, force est de constater que les prévisions ont manqué de précision, puisqu’elles annonçaient de violents orages, le samedi de la compétition surtout . De fait – et je ne m’en plains pas – il n’y en a eu qu’un, très peu violent, le dimanche alors que le Gigathlon arrivait à son terme…

Le Gigathlon de cette année avait été placé sous la devise « timeless moments ». Quel est le « moment hors du temps » qui vous a le plus fortement marqué ?

Il y en a plusieurs ! Avant le départ déjà, lorsque je suis allé prendre « le pouls du Gigathlon », en me promenant dans le camp où une partie des concurrents et des concurrentes avaient passé la nuit, je me suis rendu compte, pour la première fois, de l’importance de l’énorme vague que nous avions mis en mouvement : des gigathlètes et leurs fans par milliers ; 2400 tentes ; des tonnes de matériel à St-Gall et sur les zones de transition ; 51'000 repas… Ce moment de réflexion m’a fortement marqué ! Le départ de l’épreuve ensuite, le vendredi à 13h00 très exactement, et l’ouverture officielle du Gigathlon par les 9 équipes de la Ville de St-Gall. Pour pouvoir vivre ce moment exceptionnel, j’ai d’abord dû œuvrer, avec mon équipe, pendant 16 mois de façon intense et précise. A ce moment, j’ai été littéralement subjugué par la puissance du rouleau compresseur de 5500 gigathlètes que nous avons mis en place, et que rien ne pourrait plus arrêter. Le samedi m’a également marqué, pour longtemps sans doute : du sommet du « Hohe Kasten », toit du Gigathlon 2009, il m’a été possible d’embrasser du regard l’itinéraire complet de l’épreuve. Je pourrais poursuivre longtemps encore, mais à quoi bon ? L’essentiel est de savoir qu’il passera encore beaucoup d’eau sous les ponts avant que j’oublie ce qu’a été le Gigathlon 2009.

Quel a été le budget de l’épreuve 2009 et comment se présente la situation financière pour l’avenir ?

Les factures continuent à me parvenir de droite et de gauche, de sorte que je n’ai pas encore pu boucler les comptes de ce Gigathlon. Je pense pourtant que le budget établi pourra être tenu. Si c’est le cas – et je l’espère bien – nous le devrons pour une bonne part au soutien extraordinaire que nous a apporté la Ville de St-Gall. J’ai aussi, tout au long de la phase de préparation, fait en sorte d’éviter toute dépense inutile. Sans ces deux facteurs, il aurait été impossible d’assurer l’équilibre des comptes. Je pense que, pour qu’il en aille de même à l’avenir, il est indispensable que nous trouvions un nouveau « Presenting Partner » (Partenaire privilégié).

Pouvez-vous nous dire quelques mots déjà au sujet de l’édition 2010 ? Des nouveautés seront-elles introduites et, si oui, lesquelles ?

Je ne vous dirai rien de tout cela maintenant ! Je respecte de fait, ainsi, la coutume qui veut que nous ne dévoilions rien à l’avance de ce qui concerne les lieux, les itinéraires, etc. Au mois d’août, nous irons reconnaître les parcours susceptibles d’entrer en ligne de compte. C’est alors seulement que débuteront vraiment les préparatifs. Nous donnerons de premières informations au sujet du Gigathlon 2010 au mois de novembre prochain. Pour en prendre connaissance, il suffira de consulter le site Internet : www.gigathlon.ch.

Le Gigathlon est en perpétuelle mutation et son visage ne cesse de se modifier. Est-ce bien nécessaire ? Comment vous y prenez-vous pour trouver de nouvelles idées ?

Je chevauche ma bicyclette et pédale à n’en plus pouvoir…


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