« Le monde sportif est un univers me passionnant énormément »
Saisie : 12.01.2012
Le programme national de prévention dans le domaine du sport suisse « cool and clean » peut désormais faire appel à des porte-paroles cantonaux dans dix cantons. Ces derniers soutiennent le programme dans la réalisation de sa mission consistant à rallier des jeunes sportives et sportifs à la pratique d’un sport sain et loyal. Nous leur avons demandé à quoi ressemblait leur travail quotidien. Aujourd’hui, nous étions dans le canton du Jura.
Photo : màd
Monsieur Michel Comment, vous êtes porte-parole de « cool and clean » dans le canton du Jura. Qu’est-ce qui vous plaît particulièrement dans votre activité ?
Le fait de pouvoir mettre à disposition et appliquer mes compétences professionnelles dans le monde sportif qui est un univers me passionnant énormément. Je travaille chez la « Fondation dépendances » qui est spécialisée dans la prévention, les addictions et dans l’accompagnement social de personnes rencontrant des difficultés par rapport à leur consommation d’alcool ou de drogues. Appartenant à cette structure, je pense avoir une forte crédibilité pour relayer une campagne se situant dans une logique de prévention et de promotion de la santé.
Depuis quand occupez-vous ce poste et à quel pourcentage ?
En tant que centre de prévention, la Fondation dépendances collaborait déjà avec « cool and clean » avant l’attribution du mandat à notre service. La Fondation a décidé d’accepter le mandat de porte-parole cantonal de « cool and clean » dès janvier 2011. J’occupe ainsi ce poste au sein de l’institution dans laquelle je travaille à 20 pour cent.
A quoi ressemble votre travail quotidien en qualité de porte-parole de « cool and clean » ?
Mon travail consiste notamment de contacter par divers moyens des clubs, afin de leur faire connaître «cool and clean» et de leur montrer les bénéfices pouvant être liés à une adhésion à ce programme de prévention pour les différentes équipes juniors de leur club. Je trouve alors essentiel de bien mettre en avant que « cool and clean » vise avant tout par divers supports à leur permettre de renforcer les bonnes pratiques et les ressources déjà existantes au sein du club, mais qu’il ne vise bien évidemment pas à donner des contraintes supplémentaires aux entraîneurs.
Etes-vous dans une bonne position pour atteindre les clubs ?
La Fondation dépend de subventions provenant du canton et de la confédération. Depuis le début du mandat « cool and clean », j’ai développé d’excellents liens avec l’office des sports qui n’hésite pas à m’apporter son soutien pour me permettre d’accomplir les tâches que j’ai à réaliser.
Quel est le plus grand défi dans votre travail ?
Une fois les premiers contacts établis avec les personnes de référence d’un club, maintenir les liens avec ces personnes et assurer un suivi durable.
Avez-vous pu renforcer la présence de « cool and clean » dans votre canton ?
Jusqu’ici, environ trente équipes ou sélections avec lesquelles j’ai eu des contacts ont rallié la communauté « cool and clean », ce qui est bien évidemment très encourageant. Au cours de l’année 2012, je participerai également à plusieurs assemblées générales (football, athlétisme etc.), ce qui me permettra de donner des informations concernant « cool and clean » à un grand nombre de moniteurs.
Quel est votre meilleur souvenir, ou le plus amusant, en tant que porte-parole de « cool and clean » ?
Un excellent souvenir est l’arbitrage d’un jeu organisé dans le cadre des « cool and clean games » 2011. C’était en effet vraiment génial de voir, malgré une météo capricieuse, le sourire, la motivation, l’enthousiasme de tous les jeunes dans la réalisation de ce jeu.
Dans quelle mesure la présence de porte-paroles cantonaux est-elle importante pour « cool and clean » et pour le sport sain et loyal ?
Je pense que la présence des porte-paroles cantonaux est absolument essentielle, car elle permet d’introduire une proximité réelle avec les clubs de tout un canton. Plusieurs moniteurs m’ont indiqué qu’auparavant ils ne savaient pas forcément à qui s’adresser lorsqu’ils avaient une demande à formuler au sujet de « cool and clean ». Certains m’ont également signalé que le fait d’avoir un contact direct avec une personne de la région était plus motivant à s’intéresser à l’offre proposée de la part de « cool and clean » que si juste une brochure avait été envoyée par courrier.
« cool and clean » est le programme national de prévention dans le domaine du sport. Il est parrainé par Swiss Olympic, l’Office fédéral du sport (OFSPO) et l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). La mission de « cool and clean » est d’encourager les jeunes des clubs sportifs à pratiquer un sport sain et loyal en respectant les cinq engagements suivants :
1. Je veux atteindre mes objectifs ! / Je veux accéder à l’élite !
2. Je me comporte avec fair-play !
3. Je réussis sans dopage !
4. Je renonce au tabac et au cannabis et, si je bois de l’alcool, je le fais toujours de manière responsable !
5. Je... ! / Nous… ! (engagement personnel)
Les cantons sont d’importants partenaires du programme national de prévention. Ils servent d’intermédiaires entre « cool and clean » et les fédérations et clubs cantonaux. Ils aident le programme à atteindre son groupe cible, à savoir les jeunes sportifs, et à y ancrer la notion d’un sport sain et loyal.
A l’heure actuelle, il y a des porte-paroles de « cool and clean » dans dix cantons : Bâle-Campagne, Bâle-Ville, Berne, Fribourg, Jura, Soleure, St-Gall, Tessin, Vaud et Zoug. Leur poste est financé par « cool and clean ». En raison de l’organisation fédérale de la Suisse, les porte-paroles évoluent parfois dans des structures très différentes. Par conséquent, ils ne procèdent pas tous de la même manière pour rallier de jeunes sportives et sportifs à la cause défendue par « cool and clean ».

