8. septembre 2011, thomas.litscher

Avec de bonnes jambes jusqu’à la médaille d’or des Championnats du monde

Le Saint-Gallois de 22 ans Thomas Litscher fait partie depuis plusieurs années de la très bonne relève des coureurs suisses de mountainbike (VTT). Le 2 septembre 2011, l’employé de commerce a gagné son titre de Champion du monde en cross country dans la catégorie des moins de 23 ans. Ici, il nous raconte de sa course de rêve.


Images : radsportphoto.net/Steffen Müssiggang

Dans le but de me préparer de manière idéale et optimale pour les Championnats du monde de VTT qui avaient lieu à Champéry (VS), je suis monté dans la petite station valaisanne déjà six jours avant la course des moins de 23 ans (U23). J’ai bien géré mon temps disponible et j’ai ainsi pu profiter des entraînements sur le parcours lui-même. Ce parcours à Champéry était très exigeant et comportait de nombreux passages techniques. A chaque course que je faisais sur le parcours, les choses devenaient plus claires pour moi. Jusqu’à un jour de la compétition du « Team Relay », autrement dit la course de relais, je me suis entraîné de manière intensive sur le parcours. A la fin, j’avais le sentiment de vraiment bien le maîtriser.

Un peu de crispation dans le Team Relay

Dans les heures qui ont précédé le « Team Relay », j’étais assez nerveux. Dans cette épreuve, c’est toujours et avant tout l’équipe dans son entier qui compte, et chacun doit simplement faire son tour le plus rapidement possible. J’étais le premier du team à m’élancer sur le parcours. Tout alla très bien pour moi et j’ai pu me placer rapidement en tête. Mais je me suis un peu crispé et je n’ai pas pu atteindre mes limites.

J’ai passé le relais, complètement épuisé, à notre junior Lars Forster. Les deux coureurs d’élite Nathalie Schneitter et Nino Schurter – elle finira cinquième le samedi dans le Cross Country des femmes, et Nino terminera second, avec une belle médaille d’argent – disputèrent les deux derniers tours. Nous avons tous démontré une très belle performance d’ensemble, mais nous n’avons pas pu battre l’équipe française. Mais grâce à notre belle performance, c’est la médaille d’argent que nous avons gagnée, devant l’équipe d’Italie.

Gaufrettes de miel et de banane le jour de la compétition

Pour me reposer et me remettre en forme pour « ma » course des U23, j’avais encore un jour de libre après la course par équipe. A part un petit parcours fait sur la route, ce jour-là fut assez ennuyeux. La plupart de la journée, je suis resté dans ma chambre. J’ai encore pu profiter d’un très bon massage de la part de Bruno Diethelm, mon entraîneur. Grâce à lui, j’ai pu retrouver ma pleine forme.

Le jour de ma course, j’ai commencé ma journée vers huit heures du matin avec un excellent petit déjeuner. Comme le départ n’était donné qu’à 17 heures, il me restait  pas mal de temps à m’occuper. Avant mon second repas, je me remis sur mon bike, pour détendre mes jambes et relancer un peu ma circulation sanguine. J’ai mis mes gaufrettes de riz au miel et à la banane dans mon sac à dos et, enfin, je me suis rendu dans la zone des parcours de courses.

Trois quarts d’heure avant le départ, j’ai commencé de faire mes échauffements musculaires. J’étais très concentré et, surtout, j’étais content de voir que mes jambes allaient très bien. Mais juste deux minutes avant le départ, je me suis senti tout à coup incroyablement nerveux. Enfin, je me mis sur la ligne de départ, en me réjouissant de bientôt pouvoir m’élancer dans la vraie course « concrète ».

Une course de rêve

J’entendis « Päääm !!! » : cette fois, la course commençait vraiment pour moi ! J’ai pris un bon départ et j’ai pu me placer d’emblée en tête. Jusqu’à la montée, je n’ai pas été obligé de « mettre le turbo ». Pendant la montée le long du chemin de la rampe, j’ai accéléré mon tempo, si bien que c’est en tête que j’ai pu commencer la descente (downhill). Tout alla super bien, et en bas, j’avais déjà réussi à avoir une avance de cinq secondes sur mon poursuivant.

Pendant la suite de la course, j’ai ralenti un peu et j’ai laissé mon poursuivant se rapprocher un peu de moi. Pendant le second tour, j’ai constaté que le coureur qui me suivait perdait du temps à tous les passages un peu techniques. Je me suis alors de nouveau porté en tête avec un entrain renouvelé.

J’ai réussi à courir avec un rythme constant et rapide, et ce pratiquement pendant toute la durée de la course. J’ai pu garder ma concentration à un très haut niveau pendant tout le parcours. Avec mon vélo « fully » - c’est ainsi que l’on nomme les bikes avec des ressorts à l’avant et à l’arrière du vélo -, je suis presque arrivé à « voler au-dessus des racines » ! A chaque tour, j’ai réussi à augmenter un peu mon avance. A l’arrivée, j’ai franchis la ligne avec une avance d’une minute et 40 secondes sur le second coureur. J’étais champion du monde des moins de 23 ans !

Après la course, je me suis senti très soulagé et incroyablement heureux. Enfin je pouvais vraiment profiter de mon titre de Champion du monde ! Bref, ce fut vraiment une course de rêve !

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Catégories: Sportifs/ves

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