Je n’ai encore jamais participé à des Jeux Olympiques. En tant qu’entraîneur de l’équipe nationale de BMX de Swiss Cycling, je suis pratiquement assuré de participer aux JO de 2012 à Londres. Cette spécialité sportive est devenue olympique pour la première fois en 2008 à Pékin.

Philip Wildhaber (deuxième de gauche) pendant l'« Olympic Coach Programme».
Le programme destiné aux coachs olympiques de Swiss Olympic m’apporte le soutien idéal pour être prêt dans un an et demi. Bien que je n’aie aucune expérience olympique, je souhaiterais me rendre à Londres comme si j’en avais. Je tiens absolument à éviter que ce soit mes sportifs qui doivent me soutenir à Londres plutôt que l’inverse, sous le prétexte que je n’arrive pas à assumer toutes mes tâches.
Je dois avouer que je ne me réjouissais pas particulièrement de me rendre à Kerenzerberg pour suivre le programme destiné aux coachs olympiques durant trois jours. J’étais en vacances à ce moment-là et cela m’aurait fait plaisir de pouvoir me reposer quelques jours à la maison. En tant qu’entraîneur national, je suis souvent en déplacement et occuper deux fonctions est parfois assez astreignant. En effet, je travaille également à 70 % en tant qu’enseignant secondaire. L’avantage de cette situation est que je peux utiliser des compétences acquises grâce à l’enseignement pour ma fonction d’entraîneur national et inversement. Une bonne partie de mes protégés n’est guère plus âgée que mes élèves. Bien sûr, je n’ai pas du tout la même relation avec mes élèves qu’avec mes coureurs.
Je dois toutefois avouer que, bien que cela m’ait pris du temps sur mes vacances, je suis très content d’avoir suivi le programme destiné aux coachs olympiques. Un fort lien s’est rapidement tissé entre les coaches et les entraîneurs des différentes spécialités sportives et il y avait une très bonne ambiance. Je pense que l’on peut tous mutuellement s’apporter quelque chose. En regroupant toutes nos idées et nos expériences, on arrive vraiment à un savoir impressionnant. Nous allons maintenant nous pencher sur des questions concrètes dans le cadre de petits groupes de travail. L’essentiel pour moi est d’apprendre à me préparer, ainsi que mes sportifs, de manière optimale aux défis hors du commun que nous allons rencontrer aux Jeux Olympiques. I
ll peut parfois s’agir de questions toute simples. Par exemple, la tente de ravitaillement du village olympique disposera d’un buffet géant offrant toute sorte de différents plats. Comment puis-je inciter mes sportifs à se nourrir correctement malgré cela et les convaincre de renoncer à une deuxième portion de poulet tandouri afin qu’ils puissent fournir leur meilleure performance durant la compétition ?
Philip Wildhaber (29 ans) est enseignant secondaire et entraîneur de l’équipe nationale de BMX. Durant sa carrière de sportif, il a été sacré cinq fois champion suisse de BMX.