29. juillet 2011, ilaria.esposito

Un saut vers Londres 2012 avec Irene Pusterla

Dans une année aura lieu la Cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Londres, et la jeune championne Tessinoise de saut en longueur, Irene Pusterla, attend depuis son plus jeune âge de pouvoir participer à cet événement. Entre sacrifices et entraînements exigeants, elle sait pouvoir compter sur le professionnalisme et sur la confiance de son entraîneur, Andrea Salvadè qui, depuis dix ans, la prépare à battre tous les records.


Photo : Keystone

A moins de 366 jours de la Cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Londres 2012, quelles sensations ressentez-vous ?

Une année, c’est encore long ! Mais le résultat que j’ai obtenu au mois de juin dernier lors d’un meeting à Chiasso, où j’ai battu à deux reprises mon propre record de Suisse du saut en longueur en le portant à 6,81 m, laisse bien augurer du futur.

Que signifient les JO pour vous ?

Participer aux Jeux est un rêve que j’espère bien pouvoir réaliser l’année prochaine. Depuis mon enfance, j’ai toujours regardé les Jeux Olympiques à la télévision avec beaucoup d’enthousiasme et en espérant un jour pouvoir y participer en tant qu’athlète. Maintenant, Londres 2012 est devenu un vrai objectif. Je dirais même l’objectif principal pour lequel, avec mon entraîneur Andrea Salvadè, nous travaillons depuis plus d’une année.

Vous souveniez-vous d’un sportif ou d’une sportive qui t’a particulièrement impressionnée ?

Durant les JO de Pékin, en 2008, j’ai été frappée par les incroyables résultats du nageur Michael Phelps, et j’ai aussi été très émue en voyant nos joueurs de tennis Roger Federer et Stanislas Wawrinka gagner la médaille d’or en double.


Photo : màd

Y en a-t-il un ou une qui vous sert de modèle ?

Roger Federer est une personne pour qui j’ai beaucoup de respect. Alors qu’il a tout gagné, il est resté quelqu’un de très simple. Qu’il gagne ou qu’il perde, son comportement est toujours exemplaire : C’est un vrai gentleman !
Dans le secteur de l’athlétisme, je suis toujours impressionnée quand je vois sauter Teddy Tamgho. Même s’il est encore très jeune (il est né en 1989), j’ai toujours le sentiment qu’il a des ressorts sous les pieds. Et puis, il y a Usain Bolt... Tout simplement extraordinaire !

Comment vous entraînez-vous en vue des JO ?

En ce qui concerne ma préparation, il n’y a pas eu de grands changements. Je m’entraîne donc pratiquement comme avant.

C’est-à-dire ?

Durant ma préparation, je fais beaucoup de vitesse et de force mais, depuis cette année, mes entraînements sont plus durs et je fais en plus quelques exercices spécifiques de technique du saut en longueur. J’espère vivement que tous ces efforts payeront et que je pourrai avoir un ticket pour Londres l’année prochaine.  


Photo : màd

En attendant les JO, quels sont vos prochains rendez-vous?

Le 5 et 6 août, je participerai aux Championnats de Suisses, à Bâle, où j’espère renouveler mon succès de l’année passée (nouveau record nationale avec 6,76 m). Je dois aussi présenter un important travail de séminaire réalisé dans le cadre de mes études universitaires en psychologie.

Le 23 juin dernier, vous avez battu deux fois de suite votre propre record de Suisse avec des sauts de 6,77 m et  6,81 m. Jusqu’où espérez-vous sauter ?

Le plus loin possible! Le résultat de 6,81m a été un exploit inattendu, vu que mon objectif de la saison était de me rapprocher de mon record personnel de l’année passée (6,76 m). Atteindre une telle distance a été une vraie surprise pour nous tous.
 
Quelle est la recette d’un tel succès ?

Je ne sais pas...  La passion je crois, et beaucoup de sacrifices surtout. Durant toute l’année, seuls l’athlétisme et l’université existent pour moi... Mais si renoncer à tout ce qu’il y a autour signifie pouvoir participer aux Jeux Olympiques, ces sacrifices sont plus que justifiés. De plus, j’ai eu la chance de pouvoir toujours compter sur un grand entraîneur.

Vous travaillez ensemble depuis dix ans ; quel ’est le secret d’une si longue collaboration ?

La confiance est un élément fondamental pour pouvoir travailler ensemble si longtemps ! Entre nous, il y une grande cohésion et une grande confiance réciproque. Nous savons pouvoir compter toujours l’un sur l’autre. Moi, je sais qu’Andrea est une personne qui travaille de manière très professionnelle, et lui sais que je suis une personne assidue et sérieuse.

Où seriez-vous dans une année ?

Aux Jeux Olympiques de Londres j’espère !...

 

Dans le cadre de la série « Road to London », nous accompagnons cinq sportives et sportifs en route pour les Jeux Olympiques de Londres.

D‘autres contributions sur Irene Pusterla

Egalement dans la série « Road to London » :

Flavio Marazzi & Enrico De Maria

Nicola Spirig

Ralph Näf

Stanislas Wawrinka

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