Willy Schuppli, vous êtes responsable de l’IG cyclocross suisse, la communauté d'intérêts de cette discipline sportive. Présentez-nous votre sport en trois phrases.
Le cyclo-cross est une discipline du cyclisme dont les origines remontent au début du 19e siècle et qui se pratique exclusivement en automne et en hiver, généralement sur un petit parcours en boucle. Le tracé se fait avant tout sur des chemins de campagne et à travers champs, mais aussi parfois en forêt. Il est ponctué de descentes et de montées raides, de parties de course à pied ou d'obstacles artificiels qui contraignent les coureurs à descendre de leur vélo et à le porter sur leurs épaules.
De quoi a-t-on besoin pour pratiquer le cyclo-cross et que coûte l'équipement ?
Il faut un vélo de course spécial, aussi léger que possible mais stable, équipé de freins et de pneus spéciaux. Dans les catégories de la relève, les concurrents peuvent également utiliser des VTT. Pratiquement chaque fabricant propose des vélos de cyclo-cross. La catégorie de prix varie selon l'équipement, on trouve déjà de bons vélos à partir de 1500 francs. Etant donné que les coureurs ont le droit de changer de vélo à chaque tour, les meilleurs utilisent deux vélos lorsque les conditions météo sont mauvaises, ce qui renchérit évidemment le prix de l'équipement.
Combien y a-t-il de pratiquants et de clubs en Suisse ?
Durant une saison, 700 à 800 personnes s'inscrivent à une course de cyclo-cross. Une épreuve traditionnelle peut attirer jusqu'à 160 participants répartis en cinq catégories. Etant donné que les courses n’ont lieu qu'en automne et en hiver, tous les participants pratiquent par ailleurs le cyclisme sur route ou le VTT. Il n'y a pas de clubs de cyclo-cross en tant que tels, mais plusieurs clubs de cyclisme mettent l'accent sur la promotion du cyclo-cross à proprement parler, mais plusieurs clubs de cyclisme proposent une formation et des entraînements spécifiques ainsi que du matériel pour la relève.
Quelles sont les qualités requises ?
Parmi les nombreuses qualités requises, il faut une bonne technique, du « peps », le sens de l'équilibre, de la souplesse et de la résistance. Il faut être robuste et en bonne santé, et bien sûr de la force pour pouvoir rouler sur des terrains lourds. Monter et descendre du vélo, courir avec le vélo sur l'épaule sont des éléments techniques qui doivent être spécialement entraînés. Les qualités acquises à travers la pratique du cyclo-cross, à savoir la souplesse sur le vélo, la technique de conduite, la volonté et la résistance sont bénéfiques pour les autres disciplines du cyclisme.
Pourquoi le cyclo-cross est le plus beau sport du monde ?
Contrairement aux épreuves sur route ou de VTT, les compétitions ont lieu sur des petits parcours que l’on peut généralement voir en entier. Spectateurs et coureurs se retrouvent un espace réduit qui permet de très bien suivre l'évolution de la course. Les obstacles, les virages serrés et les parties de course à pied apportent de la variété. Qu'il soit pratiqué sur des pistes rapides et sèches ou dans un terrain gras, le cyclo-cross reste attrayant et passionnant jusqu'à la dernière minute. C'est exactement ce qu'il faut pour les cyclistes et les spectateurs désireux d’un peu de variété lors de la mauvaise saison.
Pour plus d’informations : www.cyclocross.ch