20. avril 2011, swiss.olympic

Fête des champions et médias…

Chaque année au printemps, dans les sports d’équipe de grande importance, la coutume veut que les champions soient fêtés et mis à l’honneur. Au terme d’une longue et parfois harassante saison c’est, pour un sportif ou une sportives de haut niveau, un moment unique que de pouvoir brandir un trophée vers le ciel. Toutes les tensions et toutes les pressions d’une saison sont oubliées en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. C’est comme un sentiment indescriptible de libération.

On peut comprendre qu’en telles circonstances, certains interdits soient momentanément relégués aux oubliettes et que les lauréats dévient pour un soir, pour une nuit (parfois pour un peu plus peut-être) de la ligne de conduite stricte et exemplaire qu’ils se sont fixée. Ils ont mérité ce moment de décompression et nous sommes loin de leur en vouloir. Une célébration sans bière ni cigare est chose rare même si, à vrai dire, ces produits n’ont rien à voir avec le sport.

Cela dit, c’est ailleurs que se situe le vrai problème si problème il y a : pour de nombreux représentants des médias, le dernier coup de sifflet ne marque pas que la fin de la partie, il entame aussi, par le fait même, le début d’inattendus coups de jarnac : tout à coup, ce ne sont plus les buts et les arrêts miraculeux qui les intéressent, mais la bière qui coule à flot et les volutes de fumée. Les joueurs vedettes sont appelés au micro, filmés et photographiés sous tous les angles jusqu’au petit matin.

On ne les quitte plus d’une semelle, pour le plus grand plaisir des spectateurs et des spectatrices. Certains journalistes sont d’avis – à tort – que leurs lecteurs et lectrices ne s’intéressent qu’à apprendre combien ils ont bien pu fumer de cigares et boire de litres de boissons alcoolisées. Or, ce qui nous intéresse vraiment, nous lecteurs et lectrices, ce sont les émotions qui font que le sport est tout simplement unique et incomparable.

Là, n’oublions pas de relever quelques exceptions dignes d’éloges, exceptions issues de la presse écrite : la « Berner Zeitung », le « Bund », « Le Matin ». Leurs reportages font la part belle au sport et aux émotions qui lui sont liées. Pas besoin, ici, d’illustrations de champions en train de boire et de fumer ! Merci !...

L’équipe de « cool and clean ». Voir aussi, sur Internet, l’adresse : www.coolandclean.ch.

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Catégories: Ethique et Sport

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