Il y a une année, Didier Défago remportait la médaille d’or en descente aux Jeux Olympiques d’hiver 2010 de Vancouver. Dans l’entretien qui suit, le skieur de Morgins, qu’une blessure au genou a empêché de disputer la saison 2010-2011, explique l’importance que revêt pour lui ce titre olympique.
Didier Défago, il y a une année, vous reveniez de Vancouver couronné d’or. Quel est le souvenir qui vous a le plus marqué ?
A coup sûr, la cérémonie de remise des médailles. J’ai croisé le regard de mon frère, le seul membre de ma famille qui a pu se rendre à Vancouver, cela a été un moment d’émotion très intense. Mais je n’oublierai non plus jamais les autres fêtes et cérémonies comme la réception à l’aéroport de Zurich ou la grande fête organisée en mon honneur par la commune de Morgins.

Photo : Keystone
La Suisse a dû attendre 22 ans avant de remporter à nouveau, grâce à vous, l’or dans la descente olympique, la discipline reine. Quelle part joue le hasard dans l’obtention d’un titre olympique ?
Il est évident que les meilleurs se tiennent de très près. A Vancouver, le sixième de la descente n’avait que quatre dixièmes de retard sur moi. Bien sûr, il faut toujours avoir un peu de chance, mais il faut être au sommet de sa forme au bon moment et être convaincu d’avoir fait tout juste sur le plan de la préparation physique et de disposer d’un matériel optimal. Il suffit d’un rien pour que tout bascule, la chance et la malchance sont tellement proches l’une de l’autre… Plus...