« Je préfère quand ça va vite »

de barbara.kohler 26. octobre 2011 09:35

Elle s’entraîne sept jours par semaine. De temps en temps, son entraîneur lui accorde un jour de repos. Cette année, elle va même raccourcir ses dix jours de vacances de ski à Noël – en vue des Jeux Olympiques d’été à Londres – afin de pouvoir consacrer plus de temps à l’entraînement. Pendant ses loisirs, lorsqu’elle en a un peu, la sportive d’élite Nicola Spirig en profite pour faire du sport…


(Photo: màd)

Depuis Aigle, elle prend le train à crémaillère – que l’on dirait tout droit sorti d’un musée – qui serpente à travers les vignes pour monter jusqu’à Leysin. C’est dans cette station que Nicola Spirig, triathlète de 29 ans, championne d’Europe et deuxième des séries mondiales 2010, s’entraîne dans un groupe international, du moins quand elle ne se trouve pas à l’autre bout du monde pour une compétition. Lorsqu’il fait vraiment trop froid dans les montagnes suisses, elle prend la direction du sud, vers la Grande Canarie, l’Australie, la Thaïlande...

« Tout, sauf sportive professionnelle »

« Enfant, tout m’intéressait, sauf sportive professionnelle », raconte la Zurichoise de l’Unterland. « Je regardais les sportifs d’élite, qui devaient nager un kilomètre avant la compétition. Cela me semblait tellement interminable à l’époque ! » Pourtant, peu de temps avant les Jeux de Sydney 2000, la jeune fille alors âgée de dix-huit ans a pris conscience de son potentiel en triathlon. Pour la première fois, elle envisage l’idée de participer à des Jeux Olympiques. Ce sera chose faite en 2004 à Athènes et, en 2008, à Pékin, sa sixième place lui vaut un diplôme olympique.

 
(Photo: Swiss Olympic)

L’été prochain à Londres, elle vise cette fois une médaille. Pour y parvenir, elle a décidé, après avoir obtenu son diplôme de droit l’année passée, de se consacrer entièrement au sport jusqu’à Londres 2012. Elle compare cette décision à quelqu’un qui s’offrirait un voyage lointain pour se récompenser, c’est dire le bonheur que lui procure le sport.

Un métier de rêve…sans week-end

Sportive d’élite étant devenu entre-temps le métier de ses rêves, Nicola Spirig, s’accommode très bien de devoir se passer de week-end la majeure partie du temps. Elle s’entraîne en effet sept jours par semaine et voici à quoi ressemble une de ses journées. Le matin, à 7h30, elle saute dans la piscine et nage six kilomètres. A midi, elle parcourt 80 km en vélo, gravissant le col du Pillon et le col des Mosses. Elle court ensuite dix kilomètres dans la foulée. Et elle termine peut-être encore par un peu d’entraînement de condition physique. Son entraîneur Brett Sutton attend qu’elle soit véritablement épuisée pour lui accorder une journée de repos.


(Photo: Kirsten Maurer Stenzel)

Quant aux fins de saison, la triathlète ne sait pas non plus ce que cela veut dire. Si elle est convaincue que le cerveau a besoin de repos, elle estime que le corps, lui, n’en a besoin que s’il est blessé. Tandis que certains s’accordent une pause en automne, elle continue de s’entraîner. C’est le moment où elle peaufine les détails. Elle réussit à tromper son cerveau, qui pourrait crier au repos, en pensant simplement en périodes plus longues. Ainsi, sa « saison » dure jusqu’aux Jeux Olympiques de Londres.

Beaucoup de sport, mais pas uniquement…

La Zurichoise aime profiter du peu de temps libre dont elle dispose pour faire du sport : ski alpin, ski de fond, le plus important c’est d’être dehors. Mais lorsque je veux l’inviter au Gigathlon de Swiss Olympic en tant qu’athlète de la catégorie Single, elle me remercie, mais décline d’un geste de la main : « Je préfère quand ça va vite, plutôt que ce soit long. » En tout cas, pour l’instant, c’est ainsi qu’elle voit les choses. Elle explique en effet qu’elle n’exclut en aucun cas, dans un avenir un peu plus éloigné, le triathlon longue distance. Une remarque qui reflète bien son enthousiasme naturel…

Nicola Spirig est en effet quelqu’un d’extrêmement curieux. Qu’importe ce que la vie lui apporte, elle a sans cesse à cœur de se plonger dans un nouveau sujet et de l’explorer à fond. Elle aime le fait qu’il y ait toujours plusieurs perspectives. C’est d’ailleurs ce qu’elle a trouvé passionnant dans ses études : la recherche du bon argument pour soutenir une position. « J’aime devoir argumenter pour défendre un point de vue déterminé, juste pour le plaisir, même s’il ne s’agit pas de mon opinion, ce qui agace parfois mes amis », confie la juriste en riant.

Une vraie professionnelle

Difficile de déceler une quelconque trace d’approximation ou de relâchement chez la triathlète. C’est une professionnelle accomplie qui aime à être entourée de ses pairs. Elle qui ne recherche pas le devant de la scène apprécie malgré tout son statut de personnage public, qui lui permet d’avoir accès au travail d’autres professionnels, accès qui lui serait sinon probablement refusé. Ainsi, à la télévision, elle peut voir ce qui se passe en coulisse et assister à une séance photo réalisée par des professionnels. Elle trouve cela passionnant.

 
(Photos:màd)

Bien qu’elle se soit fixé des objectifs ambitieux et qu’elle se donne les moyens de les atteindre, la jeune femme, qui va bientôt fêter ses 30 ans, préfère ne pas voir trop loin. Elle ignore encore ce qu’elle fera de son diplôme plus tard, si elle abandonnera le sport pour devenir juriste ou si elle décidera de chercher une activité qui concilie les deux. Pour l’heure, toute sa vie est focalisée autour d’un objectif : Londres 2012. Ce qu’il adviendra ensuite ne la tourmente pas outre mesure. Beaucoup de portes lui seront de toute façon ouvertes.

Mandarines au sirop et une ration quotidienne de chocolat !

Nicola Spirig est une personne très disciplinée. Trouver la motivation ne lui pose aucun problème. Lorsqu’il lui arrive d’avoir une petite baisse d’énergie, il lui suffit de penser à son objectif pour se remettre au travail. Si elle n’en était pas capable, elle ne ferait pas partie des sportifs d’élite, rappelle-t-elle. Et être une sportive d’élite, elle le veut à tout prix.

Il n’y a que sur le plan de l’alimentation qu’elle s’autorise quelques légers écarts. La jeune femme avoue ainsi céder volontiers au péché de gourmandise. L’alimentation est certes très importante pour un sportif d’élite mais « cela ne fait pas de mal d’être un peu plus souple sur la question des repas lorsqu’on est si souvent en déplacement. Au Japon, on peut vivre avec des mandarines au sirop et du riz au petit déjeuner. Tant que j’ai ma ration de chocolat quotidienne, je suis prête à faire des compromis. » Quelqu’un qui s’entraîne autant que Nicola Spirig n’a vraiment pas à se justifier ni à avoir honte d’être gourmande. Elle n’a cependant pas voulu révéler quelle est sa dose quotidienne de chocolat !

Portrait

Nom: Nicola Spirig
Date de naissance: 7 février 1982
Domicile: Dielsdorf (ZH)
Profession: athlète, juriste lic.iur.
Clubs: Impuls Triathlon Club Bülach, Schwimmverein Limmat, Leichtathletik Club Zürich (LCZ)
Succès: 2e rang de la série du championnat du monde 2010, championne d'Europe 2009 et 2010

Dans le cadre de la série « Road to London », nous accompagnons cinq sportives et sportifs poursuivant le même objectif en vue de 2012 : participer aux Jeux Olympiques d’été et si possible décrocher la victoire. Dans cette série, les cinq candidats olympiques font tomber leur « masque de sportifs d'élite » et nous dévoilent leurs multiples facettes. Ils représentent en même temps tous les autres sportifs et sportives d’élite suisses parvenant avec succès à intégrer l’entraînement et la préparation en vue des compétitions dans leur quotidien, tout en réalisant des performances sportives de pointe.

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Londres 2012 | Road to London | Sportifs/ves

« Je veux retrouver mes forces d’antan pour la saison olympique ! »

de annalena.flury 13. octobre 2011 09:19

Ralph Näf est l’un des vététistes les plus rapides au monde. Depuis 2002, aucun autre Suisse n’a fait preuve d’autant de constance en Championnats du monde que le prodige de Suisse orientale. Avec trois titres de champion d’Europe et un titre de champion du monde en 2006, Ralph Näf fait partie des vététistes d’élite suisses qui tentent de décrocher l’une des trois places de départ pour les Jeux Olympiques de 2012. Cependant, depuis le début de la saison, Ralph Näf souffre de fortes douleurs dorsales. L’athlète de 31 ans a donc été contraint de mettre prématurément un terme à la saison de compétition cette année. « Londres 2012 » reste malgré tout son objectif.


Image : màd

Ralph Näf, comment avez-vous vécu l’interruption nécessaire de la saison précédent les Jeux Olympiques ?

J’étais bien entendu déçu et triste. La décision n’a pas été facile à prendre, d’autant que je m’étais entraîné durement durant tout l’été. Mais mes problèmes de dos m’empêchaient d’effectuer de bonnes performances sur la totalité de la distance requise lors des compétitions. Pour faire partie de l’élite mondiale, il ne suffit pas de réaliser sa meilleure performance sur les premiers tours seulement. La pression des sponsors, entre autres, était très importante. Annoncer que j’interrompais la saison m’a donc soulagé d’un grand poids. Je savais que je pouvais donner à mon corps le temps de se reposer.

De quoi souffrez-vous exactement ?

A l’heure actuelle, je ne connais pas encore la cause de mes douleurs dorsales. Selon l’une des premières hypothèses, il pourrait s’agir d’une hernie discale symptomatique. Les médecins procèdent actuellement à divers tests médicaux afin de localiser la cause des douleurs. Ces dernières sont parfois tellement fortes que je ne sens plus ma jambe gauche et que j’ai l’impression d’avoir le pied paralysé. Avec un tel problème, il m’est très difficile de pousser sur le vélo et de le contrôler.

Que pensent les médecins ? Allez-vous retrouver la forme ?

Les médecins sont très confiants. En revanche, j’avais des doutes quant à la possibilité de recouvrer un jour parfaitement la santé. Ces derniers mois, j’ai beaucoup perdu confiance en moi et en mes capacités. Parfois, je me demandais même si tout cela avait encore un sens ou si je ne devais pas plutôt tout arrêter. Mais à présent, les choses s’améliorent petit à petit et j’espère bien entendu retrouver 100 % de ma forme.


Images : màd

Que faites-vous dans les moments de doute ?

Je me remémore les nombreux moments merveilleux que j’ai vécus grâce au sport. Comme lorsque j’ai été couronné champion du monde en 2006. Ou alors je repense à l’année 2004, lorsque nous avions fait notre entrée avec la délégation suisse dans la grande arène aux Jeux Olympiques d’Athènes. Ces souvenirs me motivent et me montrent que le VTT fait partie de moi et que je donnerai tout ce que j’ai jusqu’au bout ! De plus, mon métier de vététiste me procure toujours autant de plaisir, je ne pourrais pas rêver mieux !

A quoi ressemble actuellement votre entraînement ?

J’ai passé la plupart de l’été en Engadine pour m’entraîner en altitude. En ce moment, mes entraînements sont plus souples : je m’entraîne deux à trois heures par jour sur route. Je dois également renoncer à d’importantes unités d’entraînement de condition physique. J’espère que les médecins en sauront bientôt plus afin que je puisse reprendre au plus vite mon entraînement à 100 % et retrouver mes forces d’antan pour les Jeux Olympiques de 2012 !

Nino Schurter, médaillé d’argent aux Championnats du monde, s’est déjà assuré une place de départ. La concurrence pour les deux places de départ restantes est très grande au sein de l’équipe suisse. Comment comptez-vous encore vous qualifier pour Londres ?

Cet hiver, j’envisage de participer à quelques courses de cyclo-cross. J’espère avoir retrouvé ma meilleure forme en début d’année prochaine et m’assurer une qualification lors des premières courses de Coupe du monde.

Que représentent les Jeux Olympiques pour vous ?

Comme tout sportif d’élite, la qualification pour les Jeux Olympiques est le grand but de ma carrière. Pouvoir y participer, c’est récolter les fruits pour les efforts et le travail qu’on a fournis des années durant. En 2004, j’ai pu découvrir l’atmosphère indescriptible de cette gigantesque manifestation internationale pour la première fois de ma vie. En 2008, j’étais remplaçant à Pékin. Ces deux expériences ont été très précieuses. A Londres, je voudrais bien sûr de nouveau avoir une place de départ et relever le défi de celui qui roule le plus vite au sein de l’élite mondiale.

Dans le cadre de la série « Road to London », nous accompagnons cinq sportives et sportifs poursuivant le même objectif en vue de 2012 : participer aux Jeux Olympiques d’été et si possible décrocher la victoire. Dans cette série, les cinq candidats olympiques font tomber leur « masque de sportifs d'élite » et nous dévoilent leurs multiples facettes. Ils représentent en même temps tous les autres sportifs et sportives d’élite suisses parvenant avec succès à intégrer l’entraînement et la préparation en vue des compétitions dans leur quotidien, tout en réalisant des performances sportives de pointe.

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Avec de bonnes jambes jusqu’à la médaille d’or des Championnats du monde

de thomas.litscher 8. septembre 2011 10:20

Le Saint-Gallois de 22 ans Thomas Litscher fait partie depuis plusieurs années de la très bonne relève des coureurs suisses de mountainbike (VTT). Le 2 septembre 2011, l’employé de commerce a gagné son titre de Champion du monde en cross country dans la catégorie des moins de 23 ans. Ici, il nous raconte de sa course de rêve.


Images : radsportphoto.net/Steffen Müssiggang

Dans le but de me préparer de manière idéale et optimale pour les Championnats du monde de VTT qui avaient lieu à Champéry (VS), je suis monté dans la petite station valaisanne déjà six jours avant la course des moins de 23 ans (U23). J’ai bien géré mon temps disponible et j’ai ainsi pu profiter des entraînements sur le parcours lui-même. Ce parcours à Champéry était très exigeant et comportait de nombreux passages techniques. A chaque course que je faisais sur le parcours, Plus...

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Sportifs/ves

« Explosée » devant son public

de barbara.kohler 31. août 2011 13:18

« J’ai pris beaucoup de risques aujourd’hui et, malheureusement, cela n’a pas porté ses fruits », Nicola Spirig a conclu après les CM de triathlon sprint à Lausanne, où elle était finalement retombée au 16e rang. Cet échec ne l’a pas pour autant détournée de son ambitieux objectif de remporter une médaille à Londres 2012.


Image : Kirsten Maurer Stenzel

« J’ai dit à mes trois enfants : ‹ Un jour, tu apprécieras de pouvoir nager un kilomètre en crawl ›, et je les ai inscrits au club de natation », se souvient Ursula Spirig, la mère de Nicola Spirig. L’année dernière, Nicola Spirig a fini sur la deuxième marche du podium lors de la série des Championnats du monde de l’Union Internationale de Triathlon (ITU), devenant ainsi l’un des plus grands espoirs de médailles suisses pour Londres 2012. J’ai rencontré Plus...

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Londres 2012 | Road to London | Sportifs/ves

« J'entretiens une relation très intense avec la forêt »

de swiss.olympic 24. août 2011 08:52

2011 a été déclarée officiellement « Année de la forêt ». Pour Simone Niggli-Luder, la meilleure orientiste du monde, la forêt est en quelque sorte son deuxième chez-soi. Dans l'entretien qui suit, elle nous explique ce que la forêt représente pour elle et ce qu'elle attend des autres personnes qui pratiquent de nombreuses activités dans le même cadre naturel.


Simone Niggli-Luder (Photo : Keystone)

Simone Niggli-Luder, en tant qu'orientiste, quel rapport entretenez-vous avec la forêt ?

J'entretiens une relation très intense avec la forêt étant donné que je l'observe de très près à travers la lecture des cartes. En compétition, je dois la regarder constamment pour comparer ce que je vois à ce qui figure sur ma carte. De ce fait, Plus...

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Ethique et Sport | L'entretien | Sportifs/ves

Thabo Sefolosha remercie les bénévoles

de swiss.olympic 18. août 2011 15:35

Swiss Basketball remercie ses bénévoles et les invites au match Suisse - Chypre. Parmi les couleurs suisses, la star NBA Thabo Sefolosha. Swiss Olympic a rendu visite à l'équipe suisse lors de l'entrainement.

« L'entretien » avec Sergei Aschwanden : « Je ne vis pas dans le passé »

de barbara.kohler 10. août 2011 11:11

L’ancien judoka Sergei Aschwanden a remporté le bronze lors des Jeux Olympiques d’été 2008 à Pékin, à la suite de quoi il s’est retiré de la scène professionnelle. Nous lui avons demandé ce que représente cette médaille olympique dans sa vie.


Image : Keystone

Sergei Aschwanden, vous avez échoué par deux fois aux Jeux Olympiques, en 2000 à Sydney et en 2004 à Athènes. Avez-vous eu des difficultés à retrouver votre motivation pour Pékin ?

Depuis l’âge de 13 ans, j’ai toujours dit que je voulais être judoka professionnel et remporter une médaille olympique. Et ces deux défaites ne m’ont pas fait perdre de vue mon objectif. Bien au contraire : Plus...

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L'entretien | Sportifs/ves

Une « phase de rejet » après avoir arrêté la natation

de swiss.olympic 22. juillet 2011 10:38

Jusqu’aux Jeux Olympiques de 2008 à Pékin, la vie de Flavia Rigamonti était dictée par sa passion de la natation. Depuis son retrait de la compétition, elle profite de la vie en dehors du sport et acquiert de précieuses expériences dans son nouveau travail.

Flavia Rigamonti, vous avez été nageuse professionnelle jusqu’aux Jeux Olympiques de Pékin en 2008. Qu’est-ce qui vous a poussée à vous retirer de la compétition ?

J’ai nagé pendant vingt-trois ans et ai étudié pendant vingt-cinq ans ; j’avais envie de débuter une nouvelle carrière avec de nouvelles ambitions et motivations. D’un point de vue logistique également, j’aurais eu beaucoup de difficultés à continuer mon entraînement sur les longues distances tout en commençant un travail à plein temps. Pour obtenir des résultats au niveau international, j’aurais dû choisir entre la natation et le travail. Alors j’ai opté pour le second. J’ai remporté de nombreux succès en natation et je voulais me prouver que je parviendrais à en récolter également dans ma vie privée.


Photo : Keystone

Qu’est-ce qui vous a le plus réjouie après votre retrait de la compétition ?

L’aspect le plus positif de mon retrait de la natation a été celui de pouvoir enfin entreprendre des tas de choses que je n’avais jamais pu faire avant et de Plus...

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Reconversion professionelle | Sportifs/ves

Entretien avec Dario Cologna : « Je n’ai vraiment pris conscience de ce titre olympique qu’une fois la saison finie. »

de philipp furrer 29. juin 2011 08:34

Couronné à Vancouver, Dario Cologna raconte, dans l'entretien qui suit, ce que signifie ce titre olympique pour lui et comment il vit l’évolution actuelle du ski de fond.

Dario Cologna, qu'est-ce qui vous vient à l'esprit aujourd'hui lorsque vous pensez aux Jeux Olympiques 2010 de Vancouver ?

Ce que j'ai ressenti immédiatement après ma victoire sur 15 km en style libre et lors de la cérémonie protocolaire qui a suivi. C’est quelque chose d’impossible à décrire. Sinon, il y a bien évidemment eu ma chute dans le final des 50 km puis, encore le même jour, le fait de porter le drapeau de notre délégation lors de la cérémonie de clôture. Bref, c'est un jour que je ne suis pas prêt d'oublier !

En quoi votre vie a-t-elle changé après ce titre olympique ?

Au fond, la victoire au Tour de Ski l'année précédant les Jeux a amené davantage de changements dans ma vie que la victoire aux JO. J'étais ainsi déjà habitué à Plus...

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L'entretien | Sotchi 2014 | Sportifs/ves | Top Athletes

« Londres 2012 » : la Suisse se rendra dans la patrie du football

de barbara.kohler 28. juin 2011 08:55

Il y a 88 ans, les footballeurs Suisses ont gagné la médaille d’argent aux Jeux Olympiques. Il y a 84 ans, ils ont été éliminés dès le premier tour après seulement un jeu. Jamais deux sans trois : Après « Paris 1924 » et « Amsterdam 1928 » maintenant « Londres 2012 ». Une rétrospective.

Lors des Jeux Olympiques de 1924 à Paris, les footballeurs suisses se sont révélés épatants : ils sont allés en finale où ils ont perdu face aux Uruguayens et ont ainsi remporté non seulement une médaille d’argent olympique mais aussi le titre de champions d’Europe en tant que meilleure équipe européenne. Dans un premier temps, la participation à la finale a fait trembler les joueurs suisses : en effet, leur billet de train en troisième classe, dotée à l’époque de sièges non rembourrés très inconfortables mais très économiques, n’était valable que dix jours. Et il manquait l’argent qui aurait permis de le prolonger. Avant le tournoi, les Suisses ne croyaient pas vraiment en eux – ce qui semble être un trait suisse – et ont supposé qu’ils devraient prendre le chemin du retour au plus tard après les huitièmes de finale. Une action de collecte organisée par le journal Sport a finalement rassemblé la somme nécessaire permettant aux Suisses de rester sur place. Une belle histoire, même si la Suisse n’est pas parvenue à venir à bout du formidable football du Nouveau Monde et s’est clairement inclinée en finale sur un score de trois buts à zéro.


Photo : Keystone

Tournoi de consolation peu apprécié

La dernière participation de la Suisse à un tournoi olympique de football remonte à 1928 à Amsterdam. Après le succès rencontré quatre ans plus tôt, la Suisse a été éliminée en Hollande après une défaite sur un score de quatre à zéro contre le Reich allemand d’alors après un match seulement. Conséquence de cette déception : Plus...

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