
Hanspeter Berger de Xairos est le Catering Partner du Swiss Olympic Gigathlon depuis 2002 . Chaque année, ses collaborateurs et lui traitent par exemple 3,6 tonnes de fruits et de carottes et 3,6 tonnes de pain. Lors d’un week-end de Gigathlon, ce ne sont pas moins de 21'000 portions chauds de ravitaillement qui sont distribuées aux gigathlètes, quantité revue considérablement à la hausse lors de la manifestation d’une semaine en 2007. Pour la planification de cette entreprise d’envergure, Hanspeter Berger ne pense pas seulement au bien-être des gigathlètes, mais intègre également l’aspect environnemental. Nous l’avons brièvement interviewé sur la façon dont il associe la notion de développement durable à la question du ravitaillement au Gigathlon.Plus...
2011 a été déclarée officiellement « Année de la forêt ». Pour Simone Niggli-Luder, la meilleure orientiste du monde, la forêt est en quelque sorte son deuxième chez-soi. Dans l'entretien qui suit, elle nous explique ce que la forêt représente pour elle et ce qu'elle attend des autres personnes qui pratiquent de nombreuses activités dans le même cadre naturel.

Simone Niggli-Luder (Photo : Keystone)
Simone Niggli-Luder, en tant qu'orientiste, quel rapport entretenez-vous avec la forêt ?
J'entretiens une relation très intense avec la forêt étant donné que je l'observe de très près à travers la lecture des cartes. En compétition, je dois la regarder constamment pour comparer ce que je vois à ce qui figure sur ma carte. De ce fait, Plus...
« Qu’en est-il de l’alcoolodépendance dans le sport ? », a demandé Swiss Olympic mi-mai à l’occasion du lancement de la semaine alcool. Pendant dix jours, ce thème a été débattu en interne et en externe. Judith Conrad, responsable du département Ethique et Formation chez Swiss Olympic, fait le bilan de cet échange.

Photo : Keystone
Judith Conrad, pour quelle raison Swiss Olympic a-t-elle parrainé la semaine alcool ?
Nous ne voulons ni ne pouvons ignorer le thème de l’alcool dans le sport. C’est pourquoi notre participation à la semaine alcool était une évidence pour nous. Il ne s’agit pas d’interdire l’alcool dans le sport, mais de faire en sorte que le sport n’en pâtisse pas. La question est de savoir quand, où et dans quelle mesure on consomme de l’alcool.
Quelles activités Swiss Olympic a-t-elle organisées pendant la campagne ?
Nous avons préalablement fourni du matériel d’information et de campagne à nos 83 fédérations membres. Notre objectif était d’inciter les gens à réfléchir et à discuter entre eux grâce à des affiches provocantes comprenant une image et un slogan. A la Maison du Sport, où travaillent quelque 400 personnes, nous avons disposé des bouteilles de bière vides sur les tables de la cantine, ce qui a suffi pour susciter de premières réactions. En outre, sur la page Facebook de Swiss Olympic, nous avons posé des questions provocantes sur le thème de l’alcool afin de lancer un débat.
Quel bilan tirez-vous de ces dix jours de discussion ?
La semaine alcool a confirmé nos impressions : le thème est controversé et les avis divergent : certains prônent le « zéro pour mille » ; d’autres estiment que « les victoires sont aussi belles sans alcool » ; d’autres encore affirment que « sans l’industrie de l’alcool, le sport serait mort depuis longtemps ». La plupart des feed-back que nous avons reçus confirment toutefois que tout est une question de quantité. Dans un sondage non représentatif, 80 personnes sur 122 ont déclaré que « l’alcool et le sport ne font pas bon ménage ».
Quel avenir pour le thème de l’alcool dans le sport ?
Il est important que nous continuions de nous intéresser à ce sujet. Swiss Olympic le fait d’ailleurs tout au long de l’année par le biais de « cool and clean », dont le quatrième engagement est le suivant : « Je renonce au tabac et au cannabis et, si je bois de l’alcool, je le fais toujours de manière responsable ! ». Notre but n’est pas d’imposer une tolérance zéro, comme beaucoup le pensent à tort, mais de savoir quand, où et surtout combien. Nous préconisons donc une consommation responsable d’alcool. Les bagarres et les comas éthyliques n’ont pas leur place sur les terrains de sport.
Judith Conrad est responsable du département Ethique et Formation chez Swiss Olympic.
Pour de plus amples informations : www.je-parle-d-alcool.ch
Chaque année au printemps, dans les sports d’équipe de grande importance, la coutume veut que les champions soient fêtés et mis à l’honneur. Au terme d’une longue et parfois harassante saison c’est, pour un sportif ou une sportives de haut niveau, un moment unique que de pouvoir brandir un trophée vers le ciel. Toutes les tensions et toutes les pressions d’une saison sont oubliées en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. C’est comme un sentiment indescriptible de libération.

On peut comprendre qu’en telles circonstances, certains interdits soient momentanément relégués aux oubliettes et que les lauréats dévient pour un soir, pour une nuit (parfois pour un peu plus peut-être) de la ligne de conduite stricte et exemplaire qu’ils se sont fixée. Ils ont mérité ce moment de décompression et nous sommes loin de leur en vouloir. Une célébration sans bière ni cigare est chose rare même si, à vrai dire, ces produits n’ont rien à voir avec le sport. Plus...
Ils ne le portent pas sur eux. Et eux aussi font du sport : ceux et celles qui aiment des personnes du même sexe. Pourtant, dans le monde du sport, l’homosexualité reste souvent taboue, aussi bien dans le sport d’élite que dans le sport populaire. Du coup, bien plus souvent qu’on ne le pense, les homosexuels choisissent de donner le change par crainte d’être marginalisés.
Devant des millions de téléspectateurs, le plongeur australien Matthew Mitcham tombe dans les bras de son ami Lachlan Fletcher lors de la cérémonie officielle après avoir remporté la médaille d’or aux JO de Pékin. Le monde, hétérosexuel, du sport se frotte les yeux : car c’était vraiment la première fois qu’un sportif gay s’affichait si ouvertement avec son ami.

Bild: Jonathan Ruchti
Il y a trois ans, le livre du footballeur est-allemand Marcus Urban, dans lequel il révélait son homosexualité, a lui aussi eu l’effet d’une bombe. Heureusement pour lui, il n’a fait son coming-out qu’après avoir mis un terme à sa carrière professionnelle. Le défenseur français Yoann Lemaire, qui a écrit un livre dans lequel il en faisait de même, n’a, quant à lui, pas fait preuve de la même prudence. Bien mal lui en a pris : il s’est retrouvé privé de club au prétexte qu’il s’agissait de lui éviter des problèmes avec ses camarades d’équipe. Il y avait d’ailleurs un fond de vrai, puisque plusieurs de ses coéquipiers avaient tenu des propos homophobes dans des interviews. Plus...