Un monde en reconstruction et des exploits aux JO de Londres 1948

de swiss.olympic 31. janvier 2012 08:34

Pendant douze longues années, les athlètes du monde entier s’étaient entraînés, leur cœur balançant entre attente et espoir. La dernière édition des Jeux Olympiques d’été avait eu lieu en 1936, à Berlin. Puis, à cause de la Seconde Guerre mondiale, les JO avaient dû être annulés deux fois de suite. En 1948, sportifs et sportives peuvent enfin se réunir et se mesurer à nouveau à l’occasion de ce grand événement. Pour la deuxième fois, après 1908, la flamme olympique est allumée à Londres.


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Il était une fois l'olympisme.. | Les légendes olympiques | Londres 2012

Soutenir le Swiss Olympic Team n'est pas trahir mon pays

de swiss.olympic 18. novembre 2011 10:21

L'ancien coureur de haies Colin Jackson a été l'un des plus brillants spécialistes de l'athlétisme. Il a notamment été deux fois champion du monde quatre fois champion d'Europe, médaillé d'argent aux JO de Séoul en 1988 et il a détenu pendant de nombreuses années le record du monde sur 110 m haies. Aujourd'hui âgé de 44 ans, le Britannique est, entre autres, ambassadeur de «Londres 2012». La semaine passée, il a été l'invité du rendez-vous olympique à Macolin. L'occasion était belle de parler avec lui de son glorieux passé, de l'instinct de gagnant, et de sa visite en Suisse.


Colin Jackson. (Photo: Keystone)

La participation aux Jeux Olympiques est à la fois un rêve et une source de motivation pour tout athlète. Qu'avez-vous à donner à nos sportifs et sportives pour qu'il réussisse à se dépasser lors des  JO de Londres 2012 ?

Je leur raconterai entre autres pourquoi j'ai moi-même manqué la médaille d'or aux JO de 1988, alors que je tenais la forme de ma vie. Mais j'étais trop sûr de moi, ce qui m'a rendu quelque peu négligents. Je me suis insuffisamment étiré et je me suis blessé au cours de ma deuxième course d'échauffement. Vingt minutes de mauvaise préparation ont fait que j'ai laissé échapper la victoire, c'est une triste histoire. Les athlètes suisses doivent tirer la leçon de mon erreur pour ne pas vivre la même mésaventure l'été prochain.

Et comment un athlète peut-il se préparer de manière optimale à un événement aussi gigantesque ?

Pour beaucoup, aller aux Jeux Olympiques est la concrétisation d'un grand rêve. Si, en plus, on est considéré comme capable de remporter une médaille, c'est encore mieux. Mais le plus important, bien sûr, est de beaucoup travailler en amont et de croire en soi. Le fait de devoir réaliser une performance exceptionnelle pour son pays est toujours une source de pression très importante, lors des JO. A cet égard, il faut toujours garder en tête que personne ne peut attendre de quelqu'un qu'il donne plus que le meilleur de soi, parce que c'est impossible. Il faut avoir confiance en soi, en sa préparation et, avant tout, en son entourage, qui nous soutient et qui fait tout pour que nous puissions évoluer dans les meilleures conditions possibles.

Vous parlez de la pression qui pèse sur les épaules des sportifs et des sportives aux Jeux Olympiques. Comment faire pour la gérer au mieux ?

Les athlètes ne devraient pas trop s'occuper de savoir quelles sont les attend à leur sujet. On se met la pression soi-même, et on peut donc la gérer, comme je le dis toujours. Tout ce qui compte, ce sont les objectifs que l'on se choisit. Par conséquent, on devrait se focaliser uniquement sur leur réalisation. Il ne faudrait pas non plus trop craindre les critiques parce que, dans le fond, personne n'a le droit d'en faire : quel athlète prendrait le départ d'une compétition dans le but de faire un mauvais résultat ?

Vous êtes un des plus brillants spécialistes de l'athlétisme de tous les temps. Peut-on acquérir une mentalité de vainqueur ou est-ce quelque chose d'inné ?

Je pense que chacun arrive à un point où il doit mener une lutte intérieure et se battre contre soi-même. Et alors, tout dépendra de la capacité que l'on a ou pas à extérioriser ce combat et à reporter sur la compétition l'énergie qui s'en dégage. J'ai toujours aimé la compétition. Mais, dans le même temps, il est important que cette qualité ne devienne pas plus important que tout, au point que cela soit un besoin de chaque instant d'être le meilleur. Parce qu'il faut pouvoir contrôler cet esprit de compétition, le canaliser, afin de réussir à donner le meilleur de soi au moment où cela compte vraiment.

Mais cette qualité, est-elle innée ou acquise ?

A mon avis, l'instinct qui fait que l'on sent quand il faut frapper, et qu'on le fait effectivement, est inné. Chez un athlète de haut niveau, beaucoup se joue au niveau des sensations. Par exemple, je ne me chronométrais jamais à l'entraînement, parce que je savais pertinemment quand j'étais rapide. Mais bien des choses s'apprennent, par exemple la manière d'utiliser au mieux ses qualités pour répondre aux exigences fixées : si je dois régler un problème technique, il ne me sert à rien d'être trop agressif. Il s'agit donc dans une certaine mesure de brider ses instincts naturels et d'en tirer le meilleur profit possible. C'est ce que j'ai si bien réussi à faire tout au long de ma carrière.


Colin Jackson au rendez-vous olympique à Macolin. (Photo: Swiss Olympic)

Selon vous, qu'est-ce qui distingue un athlète exceptionnel d'un très bon athlète ?

Un athlète exceptionnel est une combinaison optimale de talent et de travail. Une part de son talent réside justement dans sa faculté à travailler dur, qui est le fondement de toute performance de premier plan. Parce que seul le travail sans compromis dans la perspective d'un n'objectif donné permet au talent de s'épanouir. On est libre de ses choix, on peut se décider pour une carrière de sportive de haut niveau ou y renoncer. À partir du moment que la décision est prise, il faut se consacrer entièrement à la réalisation de son objectif : le but doit toujours être plus important que les sacrifices auxquels il faut consentir pour l'atteindre.

Vous avez pratiquement tout gagné ce que l'on peut gagner dans votre discipline. Mais vous n'avez pas obtenu le sacre olympique. Regrettez-vous cet échec?

Evidemment que j'aurais aimé ajouter la médaille d'or olympique à ma collection. On aimerait bien avoir tout gagné. Mais je n'ai pas vraiment de regrets. J'ai établi des records, obtenu des titres de champion du monde et la médaille d'argent aux JO. L'un dans l'autre, ce sont des souvenirs fantastiques.

Que ressent-on quand on établit un record du monde ?

C'est un sentiment très difficile à décrire, cela ressemble au plus parfait accomplissement. On travaille dur, on s'entraîne, on s'entraîne, on rêve d'être le meilleur, et puis on bat tous ses concurrents et on réussit un nouveau record du monde. J'avais été à ce point submergé par les émotions, que je voulais les partager avec tout le monde, je voulais que toutes les personnes présentes dans le stade puissent ressentir ce que je ressentais à ce moment là. Pendant une minute, j'ai eu l'impression d'être le petit jeune du quartier qui tout à coup avait écrit une page d'histoire.

Et qu'est-ce qui s'est passé après cette minute ?

Relativement vite, j'ai vécu une sorte de désenchantement, oui, presque un sentiment de tristesse : maintenant que j'avais atteint le plus haut sommet, qu'est-ce qui allait se passer ? Tout à coup, je ne savais plus en fonction de quels buts travailler. Alors, il faut se souvenir qu'il faut d'abord commencer par savourer son exploit avant de se fixer de nouveaux objectifs.

Mais comment se fixer de nouveaux objectifs sportifs lorsque l'on est déjà le plus rapide?
Ce nouvel objectif ne devrait pas forcément consister à courir encore plus vite parce qu'il arrive toujours le moment où l'on a atteint une certaine limite. C'est quelque chose que les jeunes des athlètes ont souvent de la peine à comprendre mais si l'on a constamment pour seul objectif que de devenir encore plus rapide, cela peut être très frustrant. On peut aussi se donner des objectifs plus modestes, par exemple de continuer à bien courir et a remporté des compétitions.

Quel rôle joue l'entourage dans la fixation des objectifs ?

Il n'y a que l'athlète qui puisse définir ses objectifs. Son entraîneur et d'autres personnages de son entourage personnel et professionnel peuvent uniquement contribuer à les poursuivre. Usain Bolt m’a une fois raconté la chose suivante : « les gens veulent que je réussisse tel ou tel temps, mais je pense que je ne pourrais pas descendre en dessous de 9,5’’ sur 100 m. Par contre, je veux à tout prix passer sous les 19 secondes sur 200 m.» Il s'est donc donné un but indépendamment de ce que les autres exigent de lui, et c'est bien ainsi. Parce que sa conviction qu'il veut et qu'il peut atteindre cet objectif le motive plutôt que d'engendrer une pression contre-productive.

Vous êtes entraîneurs, vous écrivez des livres, vous possédez une agence multimédia. Colin Jackson ne peut-il pas rester une fois à ne rien?

Non! Chaque nuit, je dors entre cinq et six heures... Mais le reste du temps, je travaille beaucoup et volontiers. Je ne ressens pas le besoin de participer à la marche du monde, à en faire partie. Je me sens toujours inspiré par quelque chose, et c'est quelque chose que j'apprécie énormément.

Et maintenant, vous qui êtes britanniques, vous venir en Suisse pour soutenir nos athlètes. Du point de vue anglais, est-ce que cela ne fait pas de vous un traître ?

Il est vrai que je me suis brièvement demandé si ce n'était pas un acte anti britannique que d'accepter cette invitation en Suisse. Mais je suis parvenu à la conclusion que ce n'est pas le cas. Le sport est quelque chose de global, et en tant que sportif, et aussi longtemps qu'amateurs de sport, je me réjouis des performances exceptionnelles, peu importe qui les réalise. Alors, si je peux soutenir et inspirer le Swiss Olympic Team, je trouve cela chouette.

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Londres 2012

Qu'est-ce que... le streethockey ?

de swiss.olympic 30. septembre 2011 13:28

Monsieur Hofmann, vous êtes président de la Swiss Streethockey Association (SSHA). Présentez-nous votre sport en trois phrases.

Le streethockey est apparenté au hockey sur glace et ses règles reprennent en grande partie celles de ce dernier. Le streethockey se pratique sur un revêtement dur (béton, asphalte, etc.) avec des chaussures normales et une balle en plastique dur. Ce sport est pratiqué aussi bien par des garçons que des filles.


Photo : màd

De quoi a-t-on besoin pour pratiquer le streethockey et que coûte l’équipement ?

Les joueurs et joueuses sont équipés de chaussures normales, de protège-tibias, de gants, d’un casque et d’une canne de hockey sur glace. L’équipement du gardien est identique à celui d’un gardien de Plus...

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Qu'est-ce que...

Qu'est-ce que... le ski sur herbe ?

de swiss.olympic 30. août 2011 15:41

Les championnats du monde de ski sur herbe auront lieu à Atzmännig-Goldingen du 30 août au 4 septembre 2011. L’occasion était belle de demander à Clemens Caderas, entraîneur national à Swiss Grasski, de nous présenter ce sport méconnu – et nous avons découvert des choses intéressantes !

Clemens Caderas, présentez-nous votre sport en trois phrases.

Du point de vue technique, le ski sur herbe est très proche du ski alpin. Il peut être pratiqué partout dès lors que la pente n'est pas trop bosselée. Etant donné le nombre restreint de pratiquants, il n'y a pas d'agitation ni de stress sur les pistes… ni d'attente au bas des remontées, et les courses se déroulent dans une atmosphère familiale, tout le monde donnant volontiers un coup de main.


Image : Clemens Caderas

De quoi a-t-on besoin pour pratiquer le ski sur herbe et que coûte l'équipement ?

Celui qui participe à des compétitions internationales aura besoin de trois paires de ski, une pour le slalom, une pour le slalom géant, une pour le super G, les trois disciplines de notre sport. Les skis font entre 85 et 97 centimètres de long et coûtent entre 500 et 700 francs, les modèles à roulettes étant les plus chers. A part cela, Plus...

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Qu'est-ce que...

« J'entretiens une relation très intense avec la forêt »

de swiss.olympic 24. août 2011 08:52

2011 a été déclarée officiellement « Année de la forêt ». Pour Simone Niggli-Luder, la meilleure orientiste du monde, la forêt est en quelque sorte son deuxième chez-soi. Dans l'entretien qui suit, elle nous explique ce que la forêt représente pour elle et ce qu'elle attend des autres personnes qui pratiquent de nombreuses activités dans le même cadre naturel.


Simone Niggli-Luder (Photo : Keystone)

Simone Niggli-Luder, en tant qu'orientiste, quel rapport entretenez-vous avec la forêt ?

J'entretiens une relation très intense avec la forêt étant donné que je l'observe de très près à travers la lecture des cartes. En compétition, je dois la regarder constamment pour comparer ce que je vois à ce qui figure sur ma carte. De ce fait, Plus...

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Ethique et Sport | L'entretien | Sportifs/ves

Thabo Sefolosha remercie les bénévoles

de swiss.olympic 18. août 2011 15:35

Swiss Basketball remercie ses bénévoles et les invites au match Suisse - Chypre. Parmi les couleurs suisses, la star NBA Thabo Sefolosha. Swiss Olympic a rendu visite à l'équipe suisse lors de l'entrainement.

Stanislas Wawrinka un an avant les Jeux Olympiques de « Londres 2012 »

de swiss.olympic 27. juillet 2011 15:26

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Londres 2012 | Top Athletes | Road to London

Une « phase de rejet » après avoir arrêté la natation

de swiss.olympic 22. juillet 2011 10:38

Jusqu’aux Jeux Olympiques de 2008 à Pékin, la vie de Flavia Rigamonti était dictée par sa passion de la natation. Depuis son retrait de la compétition, elle profite de la vie en dehors du sport et acquiert de précieuses expériences dans son nouveau travail.

Flavia Rigamonti, vous avez été nageuse professionnelle jusqu’aux Jeux Olympiques de Pékin en 2008. Qu’est-ce qui vous a poussée à vous retirer de la compétition ?

J’ai nagé pendant vingt-trois ans et ai étudié pendant vingt-cinq ans ; j’avais envie de débuter une nouvelle carrière avec de nouvelles ambitions et motivations. D’un point de vue logistique également, j’aurais eu beaucoup de difficultés à continuer mon entraînement sur les longues distances tout en commençant un travail à plein temps. Pour obtenir des résultats au niveau international, j’aurais dû choisir entre la natation et le travail. Alors j’ai opté pour le second. J’ai remporté de nombreux succès en natation et je voulais me prouver que je parviendrais à en récolter également dans ma vie privée.


Photo : Keystone

Qu’est-ce qui vous a le plus réjouie après votre retrait de la compétition ?

L’aspect le plus positif de mon retrait de la natation a été celui de pouvoir enfin entreprendre des tas de choses que je n’avais jamais pu faire avant et de Plus...

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Reconversion professionelle | Sportifs/ves

« Il s’agit de savoir quand, où et combien »

de swiss.olympic 20. juin 2011 08:43

« Qu’en est-il de l’alcoolodépendance dans le sport ? », a demandé Swiss Olympic mi-mai à l’occasion du lancement de la semaine alcool. Pendant dix jours, ce thème a été débattu en interne et en externe. Judith Conrad, responsable du département Ethique et Formation chez Swiss Olympic, fait le bilan de cet échange.


Photo : Keystone

Judith Conrad, pour quelle raison Swiss Olympic a-t-elle parrainé la semaine alcool ?

Nous ne voulons ni ne pouvons ignorer le thème de l’alcool dans le sport. C’est pourquoi notre participation à la semaine alcool était une évidence pour nous. Il ne s’agit pas d’interdire l’alcool dans le sport, mais de faire en sorte que le sport n’en pâtisse pas. La question est de savoir quand, où et dans quelle mesure on consomme de l’alcool.

Quelles activités Swiss Olympic a-t-elle organisées pendant la campagne ?

Nous avons préalablement fourni du matériel d’information et de campagne à nos 83 fédérations membres. Notre objectif était d’inciter les gens à réfléchir et à discuter entre eux grâce à des affiches provocantes comprenant une image et un slogan. A la Maison du Sport, où travaillent quelque 400 personnes, nous avons disposé des bouteilles de bière vides sur les tables de la cantine, ce qui a suffi pour susciter de premières réactions. En outre, sur la page Facebook de Swiss Olympic, nous avons posé des questions provocantes sur le thème de l’alcool afin de lancer un débat.

Quel bilan tirez-vous de ces dix jours de discussion ?

La semaine alcool a confirmé nos impressions : le thème est controversé et les avis divergent : certains prônent le « zéro pour mille » ; d’autres estiment que « les victoires sont aussi belles sans alcool » ; d’autres encore affirment que « sans l’industrie de l’alcool, le sport serait mort depuis longtemps ». La plupart des feed-back que nous avons reçus confirment toutefois que tout est une question de quantité. Dans un sondage non représentatif, 80 personnes sur 122 ont déclaré que « l’alcool et le sport ne font pas bon ménage ».

Quel avenir pour le thème de l’alcool dans le sport ?

Il est important que nous continuions de nous intéresser à ce sujet. Swiss Olympic le fait d’ailleurs tout au long de l’année par le biais de « cool and clean », dont le quatrième engagement est le suivant : « Je renonce au tabac et au cannabis et, si je bois de l’alcool, je le fais toujours de manière responsable ! ». Notre but n’est pas d’imposer une tolérance zéro, comme beaucoup le pensent à tort, mais de savoir quand, où et surtout combien. Nous préconisons donc une consommation responsable d’alcool. Les bagarres et les comas éthyliques n’ont pas leur place sur les terrains de sport.

Judith Conrad est responsable du département Ethique et Formation chez Swiss Olympic.

Pour de plus amples informations : www.je-parle-d-alcool.ch

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Ethique et Sport

« Le sport, c’est toujours ma vie ! »

de swiss.olympic 7. juin 2011 10:19

Bruno Kernen a participé à sa première course de Coupe du monde en 1990 et s’est retiré de la scène professionnelle en 2007. Si sa carrière de skieur est terminée, le sport fait toujours partie de sa vie. Bruno Kernen est aujourd’hui copropriétaire de l’entreprise de conseils GFC Sports Management AG et travaille pour la Schweizer Fernsehen en tant que caméraman embarqué.

Bruno Kernen, jusqu’en 2007, vous étiez skieur professionnel. Qu’est-ce qui vous a motivé à vous retirer ?

En 2007, j’ai fait une chute assez violente lors de la finale de la Coupe du monde à Lenzerheide. Je me suis fracturé le nez en trois endroits, ai souffert d’une commotion cérébrale et me suis rompu les deux genoux. Je n’ai pas pris trop au sérieux mes blessures aux genoux, car avant cette course, j’avais déjà été opéré 13 fois du genou gauche. J’ai ensuite commencé les séances de rééducation et ai rapidement remarqué que quelque chose n’allait pas avec mon genou droit. Après une nouvelle arthroscopie, mon médecin a décelé un trou dans le cartilage. Ce trou rendait tout entraînement intensif impossible, si bien que je n’ai eu d’autre choix que d’arrêter le sport d’élite.


Bruno Kernen avec une caméra casque (photo : SRF/Valeriano Di Domenico/EQ Images)

En disant adieu à la compétition, de quoi vous êtes-vous le plus réjoui ? Et à l’inverse, de quoi aviez-vous peur ?

Durant toute ma carrière, j’ai cru qu’une chose ne me manquerait certainement pas une fois ma retraite prise : attendre dans la maison de départ, sentir la pression et l’adrénaline qui envahit tout votre corps lorsque la tension vous coupe le souffle juste avant la course. A vrai dire, ce n’est pas tant le sport d’élite et les compétitions qui me manquent, mais plutôt, à ma plus grande surprise, ce sentiment que je viens de décrire et que, pourtant, je détestais. Plus...

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Reconversion professionelle

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